Elevage de chats exotics shorthairs et persans
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La polykystose rénale (PKD)
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La polykystose rénale (appelée couramment PKD pour polycystic kidney disease) est une maladie génétique fréquente chez différentes races de chat, notamment le Persan et les races apparentées. La fréquence de l’anomalie génétique a été estimée pour quatre races : Persan (26%), Exotic Shorthair (37%), British Shorthair (12%), Maine Coon (1%), mais reste encore inconnue pour les autres races de chats. Cette affection se traduit par le développement progressif de kystes dans les reins, par la destruction du tissu rénal, par une insuffisance rénale pouvant provoquer la mort prématurée de l’animal. Le dysfonctionnement rénal apparaît entre 2 et 10 ans en fonction du rythme de croissance des kystes rénaux. La polykystose rénale est une maladie monogénique qui se transmet selon un mode autosomal dominant. C'est-à-dire qu’elle n’implique un seul gène, qu’elle n’est pas liée au sexe (comme le daltonisme chez l’homme) et que la présence d’un seul exemplaire du gène défectueux suffit à provoquer la maladie.
Avant l’existence d’un test génétique, La PKD était en général diagnostiquée par ultrason qui permet une identification de la maladie à un stade relativement précoce. Cette méthode visualise par imagerie la présence de kystes sur les reins. Cette technique est efficace à condition d’être réalisée par du personnel expérimenté et avec un matériel adapté. L’équipe du Dr Leslie LYONS de l’université de Californie à Davis (non loin de Sacramento dans le nord de la Californie) a identifié le gène responsable puis la mutation provoquant le défaut génétique. Un test ADN a été développé et validé dans le but de déterminer, dès la naissance, si un chat est sain ou atteint de PKD à partir d’un simple frottis buccal ou d’une prise de sang (fiabilité supérieure à 99%).
Deux situations sont alors possibles :
• le chat porte deux copies normales du gène : il est sain, ne développe pas la maladie et ne transmet pas l’anomalie génétique à sa descendance,
• le chat est dit « hétérozygote » c'est-à-dire qu’il porte une copie normale et une copie défectueuse du gène (mutation responsable de la maladie): il est atteint, développe la maladie plus ou moins précocement et transmet l’anomalie génétique à la moitié de sa descendance.
Le dépistage précoce d’un chat atteint de PKD (avant qu’il ne développe les signes cliniques) permet d’adapter son alimentation et d’appliquer éventuellement certains traitements préventifs afin de retarder et de limiter le développement de l’insuffisance rénale. Le dépistage précoce permet également de sélectionner les reproducteurs, d’adapter les croisements afin d’éviter de produire des chatons atteints dans la descendance et de propager la maladie dans l’élevage ou la race.

Qu'est-ce que la PKD ?

La PKD (Polycystic Kidney Disease) est une maladie héréditaire du rein, dans laquelle on trouve déjà des kystes souvent sur les 2 reins, dès la naissance. Ces kystes sont des cavités remplies de liquide qui provient du tissu rénal normal. Dans la plupart des cas, ces cavités sont très petites (1 à 2 mm) chez les chatons et au fur et à mesure que les animaux vieillissent, elles vont grandir jusqu'à plus de 2 cm). Un seul rein peut contenir de 20 à plus de 200 kystes. La PKD est également une affection héréditaire très courante chez l'homme avec plus de 5 millions de personnes atteintes dans le monde entier.

Races qui présentent la PKD
Jusqu'à présent, le chat de race le plus atteint est le Persan. Etant donné que cette race est régulièrement utilisée dans les croisements, la PKD fait maintenant également son apparition dans beaucoup d'autres races. Les races qui possèdent un pourcentage de sang persan et qui courent donc un risque, sont l'Exotic Shorthair, le Selkirk Rex, le British Poil Court, le Scottish Fold, le Sacré de Birmanie, le Ragdoll, le Poil Court Américain, le Rex Devon et le Maine Coon. On a également déjà utilisé des Persans avec les Chats des Bois Norvégiens, les Sphinx, les Orientaux Poil Court, les Rex Comish, les Abyssins, les Somali, les Manx et les Burmeses.
 
Symptômes de la PKD
Le fait que le chat soit malade ou non de la PKD dépend de la taille et du nombre des kystes présents dans les 2 reins. Un animal donnera des signes de défauts rénaux (insuffisance rénale) quand les kystes prendront trop de place dans les reins, de telle manière à ce que le tissu rénal normal soit pressé. Au moment où il reste trop peu de tissu rénal normal, les reins ne peuvent plus fonctionner normalement et le chat deviendra malade.

Les premiers signes de maladie apparaissent généralement entre 3 et 10 ans, mais parfois aussi à un âge beaucoup plus jeune. Au début, les plaintes sont assez vagues. Un chat boira et urinera plus, l'appétit
diminuera un peu et la robe aura un aspect terne. Si l'insuffisance rénale augmente, l'animal mangera de moins en moins, il va maigrir et éventuellement il commencera à vomir. Parfois, il y aura du sang dans l'urine et l'animal aura une mauvaise haleine. Dès la présence de défauts rénaux, il n 'y a plus de guérison possible. Grâce à un traitement adapté, ces animaux peuvent encore vivre relativement longtemps (voir plus loin). Il est important de savoir que tous les chats atteints de PKD ne souffrent pas d'insuffisance rénale. Les animaux avec peu et/ou de très petits kystes ! Ils ne présenteront jamais des signes de PKD.
 
Traitement de la PKD
Jusqu'à présent, il n'existe aucun moyen pour empêcher le développement de la PKD, donc l'accroissement des kystes. Sur le plan préventif, il n'y a donc rien à faire si ce n'est qu'éliminer les animaux d'élevage PKD positifs. Il faut uniquement mettre un traitement en route quand un chat développe des symptômes d'insuffisance rénale.

Les animaux déshydratés et/ou ayant des nausées sont de préférence quelques jours mis sous perfusion. Dès que le chat est stable, le traitement le plus important est un régime spécial pour les reins. Ce genre de régime contient un taux moins élevé en protéines et peu de phosphore. Dans le cas des patients plus avancés, le vétérinaire donnera des médicaments supplémentaires comme des ralentisseurs de suc gastrique, des suppléments de potassium et des antibiotiques si nécessaire. Les propriétaires motivés peuvent eux-mêmes injecter du liquide sous la peau de leur animal.
 
Diagnostic de la PKD
L'échographie est le moyen le plus simple pour diagnostiquer la PKD. A cet effet, il n'est pas nécessaire d'endormir les animaux. On met le chat sur son dos et on rase un carré à hauteur du nombril par où on peut observer les 2 reins. Une autre méthode tend à mettre les reins en image par le côté latéral par des petits carrés rasés sur les 2 flancs.

La 1ère méthode est plus à conseiller pour les animaux d'exposition car la zone rasée est moins visible. Certains chats ont une robe tellement fine qu'ils peuvent éventuellement être testés sans être rasés. Chez ces animaux, on mouille d'abord les poils avec de l'alcool afin d'éliminer l'air entre les poils. Cette méthode est très utilisée chez les Persans, mais elle est a éviter chez les Exotics, les Maine Coon, les British Poil Court et les Ragdolls. Il est important de faire pratiquer cette échographie par un vétérinaire habitué à faire ce genre d'examen et qui dispose des appareils adéquats. Pour contrôler si le chat souffre d'insuffisance rénale, on pratique d'abord une analyse de sang et éventuellement une analyse d'urine. On ne peut voir des changements que si 2/3 du tissu rénal normal est atteint. Dans le sang, on observe surtout les globules rouges (éventuellement pas assez) et l'urée, la créatinine et le phosphore. Ces 3 dernières matières vont augmenter si le rein ne fonctionne plus normalement. Dans l'urine, on regarde la concentration (trop basse pour des reins ne fonctionnant pas bien) et s'il n'y a pas des signes d'infections des voies urinaires ou une perte de protéines par le rein.
 
Transmission de la PKD
Un chat a 38 chromosomes, chaque fois groupés par 2, donc 19 paires. Il y a 2 chromosomes de chaque car
l'un vient de la mère et l'autre du père. Ces chromosomes contiennent des gènes. Un gène est responsable de caractéristiques bien précises comme la couleur des poils ou un rein normalement formé et il est donc
également 2 fois présent. A un certain moment, il peut y avoir une erreur avec un gène, ce qui engendre une anomalie dans le corps (par ex. formation de kystes dans les reins). On parle alors d'une mutation. Cette mutation peut éventuellement être transmise par les chatons. La PKD est transmise de manière autosomal dominante.

«Autosomal» signifie que l'anomalie ne se situe pas au niveau des chromosomes sexuels. Le sexe ne joue donc aucun rôle, les mâles et les femelles peuvent être atteints de l'affection. « Dominant » signifie que quand un chaton a hérité du gène anormal d'un des 2 parents, il développera de toute façon la maladie. Lors d'une affection transmise de manière récessive, il faut que la mère et le père transmettent l'anormalité afin que la maladie se manifeste.

La transmission de la maladie dépend également du fait que les parents soient homozygotes, hétérozygotes ou ne souffrent pas de PKD. Comme déjà dit plus haut, chaque gène est toujours présent en double. Un gène vient du père et l'autre vient de la mère. Pour la PKD, homozygote signifie qu'un chaton reçoit 2 gènes anormaux, donc tant de la mère que du père. On doute fort que ces chatons soient courants. Ils meurent probablement avant la naissance ou tout juste après. Hétérozygote signifie qu'un chaton reçoit un gène normal et un gène PKD. De tels animaux peuvent donc transmettre un gène normal ou un gène PKD à leur progéniture. Un chaton qui n'a pas la PKD hérite de 2 gènes normaux et ne pourra donc pas transmettre la PKD à sa progéniture. Il n'existe donc pas de « porteurs » qui n'ont pas la maladie, mais bien qui la transmettent.

Pratiquement, il n'existe donc que quelques possibilités :
• Un parent sans PKD + un parent hétérozygote: les chatons ont 50% de chances d'hériter de la PKD.
• Mère hétérozygote + père hétérozygote: les chatons ont 75% de chance d'hériter de la PKD.
• Deux parents sans PKD : tous les chatons sont indemnes de PKD.
En observant de tels pourcentages, il est important d'établir un calcul des chances pour un grand nombre de chatons. En lançant une pièce de monnaie, on a également 50% de chance de tomber sur pile ou face, mais il est également possible de tomber 6 fois de suite sur pile. Dans une portée de 4 chatons qui a 50% de chance d'avoir la PKD, tous les animaux peuvent être atteints ou, avec un peu de chance, un seul peut l'avoir.
 
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La leucose

Le virus leucémogène félin (Feline Leukemia Virus ou FeLV), découvert en 1964, se rapproche du HIV humain puisqu’il appartient à la même famille, celle des Retroviridae. Comme le HIV, le virus s’intègre donc au génome des cellules du chat infecté et y reste au repos, à l’abri des défenses immunitaires de l’animal. Il sélectionne les cellules qui se multiplient activement dans l’organisme pour les parasiter. 
Tant que les virus ne se réveillent pas, le chat porteur, c'est-à-dire séropositif pour le FeLV, peut rester infecté sans développer de symptômes pendant de longues années, voire toute sa vie ! Mais si le virus sort de son état de latence, il peut provoquer des tumeurs, ou d’autres signes cliniques très variés, comme une immunodéficience. 
Le principal moyen de diagnostique reste le test de dépistage rapide. 
De même que le HIV, le virus de la leucose résiste peu dans un milieu extérieur. Sa transmission s’effectue directement, de chat à chat, par morsure, griffure ou lors de saillie. Si votre chat rencontre des congénères à l’extérieur de chez lui, il a donc plus de chance d’être infecté. 
La castration, en réduisant le risque de bagarres entre mâles et de saillies, constitue un moyen simple de prévention de la contamination 
En conséquence, la leucose atteint principalement le « chat des rues ».
Ces dernières années est arrivée sur le marché un traitement anti-viral, l’interféron. Ses résultats apparaissent à première vu plutôt prometteurs. Rappelons enfin que, sans traitement, 85% des chats infectés meurent inexorablement dans un délai de 3 à 5 ans et qu’ils constituent une menace pour les autres chats pendant tout ce temps.
La péritonite infectieuse féline
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La péritonite infectieuse féline, en pratique ?
La péritonite infectieuse féline est une affection qui a fait, fait et fera parler d’elle en élevage félin. A mi-chemin entre une affection virale et une maladie auto-immune, elle présente un mode de fonctionnement qui lui est tout à fait particulier.
 
Rappels – Généralités
En fait, lorsqu’on parle de PIF, le plus souvent, on devrait plutôt parler de coronavirus félins. Alors parlons de coronavirus félins…

Il est possible de classer cette famille de différentes manières. Nous avons choisi de vous la présenter ainsi :
• les coronavirus félins entéritiques (FCEV)
• les coronavirus responsables de la PIF (FPIV)
Les FPIV sont responsables de la PIF, la maladie. Alors que les coronavirus félins entéritiques provoquent des affections qui sont le plus souvent asymptomatiques.

La particularité des FPIV est qu’ils proviennent d’une mutation des FCEV. Une mutation est une « erreur » lors de la multiplication virale qui, dans le cas qui nous intéresse, rend le virus plus pathogène. Les FPIV acquièrent alors la capacité de se pénétrer au sein de certains types de globules blancs (appelés macrophages) et de retourner alors ces derniers contre l’organisme (composante auto-immune de la maladie).
 
Quelques chiffres :
On estime que 80 % des chats présentés en exposition sont séropositifs vis-à-vis du coronavirus (données UK). Ce chiffre montre que les coronavirus sont très fréquents au sein des collectivités félines et qu’il est très difficile de s’en affranchir.

Bien entendu et heureusement, tous ces chats ne déclencheront pas une PIF. Pour que la maladie survienne, il faut que la mutation ait lieu. Nous savons, aujourd’hui, que seuls 5 à 12 % de ces individus déclencheront une maladie.

« La sérologie « PIF » a tué plus de chats que la PIF elle-même. » Cette célèbre phrase de F. Scott montre bien qu’il ne faut pas trop attendre de la sérologie « PIF » (qui est en fait une sérologie coronavirus…). Un résultat positif à ce test prouve uniquement que le chat a eu un contact plus ou moins récent avec un coronavirus, et c’est tout !!! Ce test ne peut pas servir de pronostic, d’évaluation du risque d’apparition de la maladie etc.
 
Comment minimiser l’apparition de PIF clinique au sein de ma chatterie ?
Comme il est très difficile de s’affranchir des coronavirus, il faut la plupart du temps « vivre avec ». Le virus n’est pas dangereux par sa présence mais surtout pas sa circulation. Plus le virus circule, plus il risque de muter, plus il est dangereux. Donc, en pratique, il faut limiter la circulation du virus par des procédés d’hygiène générale de bon sens :
• limiter la surpopulation :
Si l’effectif est conséquent, il est préférable de séparer les individus en plusieurs groupes de 4 -5 individus. Limiter la surpopulation passe également par la gestion du « planning » de reproduction. En effet, avoir quatre femelles ou quatre femelles et seize chatons n’est pas du tout pareil en matière de gestion du risque.
• séparer les individus sensibles :
Même dans le cadre de l’élevage familial, une pièce destinée à la chatte et à des chatons doit être aménagée (dans le cadre de l’élevage familial, une chambre par exemple)
• isoler les individus malades :
En théorie, les individus atteints de PIF sont peu voire non excréteurs de coronavirus. Toutefois, des observations « terrain » d’épidémie de PIF au sein de diverses chatteries laissent encore le flou sur ce phénomène. Ainsi, il est préférable d’isoler les individus malades (pour rappel, l’infirmerie est une pièce légalement obligatoire en élevage félin).
• le principe de la marche en avant :
Ce principe d’hygiène universel devrait être appliqué, même au sein d’une chatterie familiale. On a l’habitude de convenir qu’il convient lors de ses déplacements de passer des secteurs sensibles (maternité, nurserie) aux secteurs potentiellement plus dangereux (adultes, infirmerie, quarantaine). Ce principe doit être adapté aux structures de la chatterie et respecté autant que faire ce peut.

Le sevrage précoce, qu’en est-il ?

Cette technique décrite par Addie a pour but de limiter la contamination des chatons avant leur départ de la chatterie. Elle se décompose en deux phases :
• isolement de la mère 15 jours avant la mise-bas
• sevrage et retrait définitif de la mère vers l’âge de 5 semaines
Théoriquement, les chatons issus de femelles infectés par le coronavirus sont protégés par les anticorps colostraux durant leurs 4 – 5 premières semaines de vie.

Cette technique montre alors tout son intérêt pour des chatons issus de mères séropositives vis-à-vis du coronavirus.

Lorsque l’on a des notions de comportement félin, on peut penser que cette technique est réellement dangereuse pour les chatons (contrôle des griffades, des morsures, hyperactivité…). Il est certain que cette pratique n’est pas à mettre dans toutes les mains. Elle nécessite une réelle substitution maternelle pour l’alimentation mais également dans les phases comportementales (arrêt des phases de jeu, épreuves de « soumission »…).

En pratique, quelques éleveurs français avec qui, j’ai discuté de cette pratique et qui l’ont pratiqué, m’ont signalé que cela nécessitait que :

• la portée comporte minimum 3 chatons,
• l’éleveur ait une réelle connaissance éthologique féline,
• et surtout du temps !!!
Certains auteurs laissent penser qu’il serait peut-être dangereux d’introduire ces chatons issus de sevrage précoce dans des effectifs contaminés en coronavirus, les risques de déclencher une PIF étant peut-être accrus. Toutefois, dans la majorité des cas, les éleveurs ayant adopté cette pratique en sont satisfaits.
La Panleucopénie Infectieuse
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La Panleucopénie Infectieuse
 
Définition
La panleucopénie infectieuse, encore appelé typhus, est une maladie qui touche principalement le chaton en péri-sevrage provoquant une gastro-entérite. Cette maladie peut également provoquer des troubles de la locomotion chez les jeunes chatons issus de mères contaminés durant la gestation (ataxie cérébelleuse).
 
Etiologie
Cette affection est due à un virus de la famille des parvovirus appelé « Feline Parvovirus » (FPV). Il a été isolé pour la première fois en 1965. Il se caractérise comme la plupart des parvovirus par sa grande résistance dans le milieu extérieur. C’est un virus qui circule encore à bas bruit dans les élevages félins. De récentes études ont montré que les populations félines pouvaient être sensibles à certaines souches de parvovirus canin.
 
Epidémiologie
La panleucopénie frappe surtout les chatons en période critique où elle peut provoquer de 25 à 75 % de mortalité. Les adultes sont en général peu touchés. La contamination se fait essentiellement selon le mode oro-fécal. Des études ont montré également des excrétions oro-pharyngée et urinaire, mais plus limitées.
Etant donnée sa forte résistance dans le milieu extérieur, la contamination peut se faire de façon directe, mais aussi de manière indirecte (pelage de la mère, chaussures, matériel de nettoyage, litières, …).
Durant la gestation, un contact avec le parvovirus félin peut provoquer un avortement ou la forme nerveuse chez les chatons.
 
Pathogénie
Après pénétration dans l’organisme selon la voie orale majoritairement, une phase d’incubation s’installe pendant deux à dix jours (trois à cinq jours en moyenne). Après une phase de multiplication dans l’oropharynx, le virus se
dissémine dans tout l’organisme avec une affinité particulière pour les cellules à forte activité mitotique (moelle osseuse, cellules lymphoïdes, épithélium intestinal, foetus). La phase d’excrétion se déroule principalement pendant la phase aiguë de la maladie.
Des travaux ont envisagé l’existence d’excréteurs chroniques.
 
Symptomatologie
Deux formes majeures sont habituellement décrites. Ces formes cliniques peuvent tout de même avoir des évolutions différentes.
 
Forme typique / Forme suraiguë
Cette forme touche essentiellement les chatons.
La rapidité d’évolution est telle que les individus sont souvent retrouvés morts avant l’apparition du moindre signe clinique (vomissement, diarrhée).
 
Forme aiguë
C’est la forme classique. Après une phase de fort abattement, l’animal présente des vomissements, une leucopénie massive et une diarrhée très liquide parfois teintée de sang. L’évolution est souvent sombre : mort par déshydratation ou choc endotoxinique.
 
Forme subaiguë
Elle ne s’observe que chez les adultes et passe souvent inaperçue.
 
Forme nerveuse
En cas de contamination durant la gestation, les chatons présentent alors une ataxie cérébelleuse dès la naissance. Les signes cliniques n’apparaissent vers l’âge de trois semaines lors de l’acquisition de la marche.
On remarque alors une hypermétrie, une dissymétrie et une incoordination motrice.
 
Diagnostic
La suspicion clinique est émise en confrontant l’épidémiologie (chatons en période critique, individus immunodéprimés), les symptômes (diarrhée, vomissement, abattement) et le résultat de certains tests biologiques comme une leucopénie à la formule sanguine. Le diagnostic de certitude est émis après identification du virus dans les selles dans de fortes concentrations. Un examen histologique peut être envisagée, en cas de décès, à partir sur des prélèvements de :
- moelle osseuse
- tube digestif.
 
Diagnostic différentiel
Le diagnostic de panleucopénie infectieuse ne peut se limiter à une suspicion clinique. En cas de diarrhée sur des chatons en période critique provenant d’un élevage, le typhus doit, selon notre avis, être systématiquement
envisagé. Les autres causes de diarrhée sur les chatons sont multiples :
- parasitaire (coccidiose, giardiose, …)
- pseudo panleucopénie due au virus de la leucose féline
- diarrhées virales
- diarrhées bactériennes.
 
Pronostic
Le pronostic individuel sera évalué en fonction du degré de la leucopénie et de l’état général du chaton. En élevage, la panleucopénie infectieuse se manifeste essentiellement sous la forme d’épisodes enzootiques (atteinte de chatons isolés au sein d’une portée).
Les formes épizootiques décimant des portées entières sont beaucoup moins courantes aujourd’hui mais existent encore. Les pertes liées à une enzootie de typhus restent malgré tout non négligeables.
 
Prévention
La prévention en milieu infecté passe par la mise en place de mesures sanitaires incontournables et de mesures médicales.

Mesures sanitaires :
Le FPV est très résistant dans le milieu extérieur. Il résiste à une multitude de désinfectants comme au chloroforme, aux désinfectants acides par exemple. Il est cependant sensible au formol à 0,5% et à l’eau de Javel diluée. Ces désinfectants devront donc être préconisés notamment dans le local de maternité. L’éleveur s’attardera à respecter les principes de « Sectorisation », de « Marche en avant », de « Nettoyage-Désinfection » pour éviter l’introduction du parvovirus au sein de la maternité ou de la nurserie. L’introduction par le biais d’animaux nouvellement acquis doit être évitée. La mise en place d’une quarantaine pour tout nouvel arrivant
accompagnée d’un toilettage semblent appropriés.
De même, si des personnes sont amenées à s’introduire dans l’élevage (vétérinaire, commerciaux de pet-food, …), il serait judicieux de leur faire porter des surchaussures.

Mesures médicales :
Les vaccins disponibles pour lutter contre la panleucopénie sont particulièrement efficaces.
S’il n’y a pas de risque spécifique, un protocole associant deux injections à 9 et 12-13 semaines semble donner de bons résultats. En cas de situation endémique, on peut proposer des injections 7 à 10 jours avant l’apparition présumée des symptômes répétées tous les 10-15 jours jusqu’au départ des chatons. La vaccination des mères en cours de gestation avec des vaccins atténués ne doit pas être employée sous peine d’engendrer des ataxies
cérébelleuses sur les chatons à naître.
Le coryza viral en élevage félin
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Le coryza est un syndrome (ensemble de symptômes) causé par l'action synergique de certaines bactéries (non abordées dans cet article) et virus. Dans 80% des cas, les virus identifiés sont l’herpesvirus félin et les calcivirus félins.
Ces derniers existent sous la forme de multiples souches différentes, alors qu’il n’existe qu’un seul type d’herpesvirus félin. Il est donc difficile d’élaborer un seul et unique vaccin protégeant contre tous les calicivirus félins.
 
L’herpesvirus
Ce virus est très fragile dans l’environnement. Il ne résiste que quelques heures dans des conditions optimales (atmosphère humide, environnement sombre). Etant peu résistant, il se transmet essentiellement par contact direct, « nez à nez ». Ce virus présente la particularité de pouvoir entrer en latence (« sommeil ») dans une structure lymphatique appelée « ganglion trijumeau » et dans d’autres organes comme la cornée par exemple. Comme tous les virus herpès, il peut se réactiver à la faveur d’un stress physiologique (sevrage, gestation ; mise bas, déménagement, entrée d’un nouvel individu au sein d’un effectif…) ou pathologique (maladie intercurrente). Ce phénomène de latence est présent chez 80 % des chats ayant au un contact avec le virus.

L’herpesvirus ne peut se multiplier qu’à une température faible. Ainsi, il s’exprimera essentiellement chez l’adulte par une atteinte des muqueuses dites « froides » (atteinte ulcéreuse de l’œil, décharge nasale, atteinte génitale…). Les signes généraux peuvent parfois se révéler sévères (fièvres, anorexies…). Le pronostic est le plus souvent favorable, toutefois des épisodes de mortalité néonatale liée à une infection herpétique durant les 15 premiers jours de vie ont été décrits.
 
Les calcivirus
Les calcivirus sont relativement fragiles dans le milieu extérieur mais peuvent toutefois résister jusqu’à une semaine dans des conditions optimales. La contamination se fait essentiellement par contact direct. Une contamination par voie indirecte (partage passif par l’éleveur, ses vêtements…) reste possible. En général, le chat est excréteur de calcivirus pendant plusieurs mois après sa guérison clinique. Les symptômes observés varient selon la souche. Ainsi, certaines souches s’expriment par des signes respiratoires alors que d’autres se traduisent par une atteinte digestive. Les calcivirus provoquent le plus souvent des ulcérations oculaires, linguales ou gingivales douloureuses rendant la prise alimentaire difficile. Le pronostic dépend de la sévérité des symptômes et donc de la souche impliquée, de l’âge du chat… Il est le plus favorable pour l’adulte.
 
Gestion en chatterie
Ces virus semblent fréquents en élevage. Une étude prochainement publiée, portant sur plus d’une centaine de prélèvements a mis en évidence la prévalence des viroses respiratoires en élevage félin :
- environ 10 % des chats vivant en collectivité sont excréteurs d’herpesvirus ;
- environ 40 % sont excréteurs de calcivirus ;
- environ 10 % sont excréteurs d’herpesvirus et de calcivirus ;
- environ 40 % ne sont pas excréteurs.
 
Remarque
La prévalence de l’excrétion herpétique doit être interprétée avec précaution, étant donné les difficultés à retrouver le virus dans les matières virulentes durant les phases de latence. Ces chiffres montrent que la circulation de ces virus est importante au sein des collectivités. Ainsi, il va falloir adapter sa conduite d’élevage pour pouvoir limiter l’expression clinique de la maladie. Le contrôle du coryza passe d’abord par des mesures d’hygiène. Il est essentiel de contrôler la densité animale (séparer les mères et les chatons du reste de l’effectif, éviter d’avoir toutes les portées en même temps, former des petits groupes indépendants au sein des grandes structures…). L’ambiance (température, hygrométrie, ventilation, éclairage) doit être régulée. Pour éviter la transmission indirecte, il est nécessaire de se nettoyer et désinfecter efficacement les mains (les virus respiratoires sont sensibles à la majorité des désinfectants). Au sein de l’élevage, le principe de la marche en avant doit être adopté : protéger les plus sensibles (chatons) en instaurant un circuit fermé allant du plus « propre » (maternité, nurseries) au plus « sale » (infirmerie, quarantaine).il est important de limiter le stress pour éviter la réactivation herpétique. Il serait également judicieux d’instaurer une quarantaine pour les nouveaux arrivants. Le délai d’incubation des viroses respiratoires félines varie de 7 à 10 jours.

Après la mise en place de ces règles d’hygiène, il est nécessaire que votre vétérinaire applique un plan de vaccination. L’existence de vaccins tués ou vivants atténués permet au vétérinaire d’adapter le protocole vaccinal selon le statut de l’élevage, l’âge des individus, l’existence ou non de signes cliniques… La vaccination annuelle a été remise en cause notamment par l’Association Américaine des Vétérinaires Félins. Des études chez les chats vivant chez des particuliers sont en cours. Il ne faut pas omettre que vous, en tant qu’éleveur, êtes dans une situation particulière qui nécessite une protection bien plus efficace (cohabitation de plusieurs individus, présence de chatons plus sensibles, impératifs sanitaires…).
 
Qu’en est il du sevrage précoce ?
Cette technique qui consiste à isoler les mères en fin de gestation et de retirer définitivement les chatons vers 5 semaines a été décrite par des universitaires anglo-saxons pour limiter les infections à coronavirus. Sur le terrain, cette pratique semble limiter également la contamination et l’apparition de signes cliniques liés au coriza chez les chatons. Toutefois, adopter cette technique nécessite des connaissances en comportement félin, des installations adaptées et surtout du temps. En effet, si ce sevrage est mal réalisé, les conséquences sur le développement comportemental des chatons peuvent se révéler désastreuses (absence d’inhibition de la morsure, des griffages…).
 
En conclusion
Ce syndrome important de la médecine féline reste délicat à gérer en élevage. Les phénomènes de latence et d’excrétion chronique font qu’il est très difficile de s’affranchir de la présence des virus du coryza au sein de l’élevage. Il est essentiel de suivre les quelques règles énoncées pour éviter que vos chats et vos chatons n’expriment la maladie, restant ainsi en bonne santé :n’est-ce pas là l’essentiel ?
L'ulcére de la cornée
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La cornée est cette fine couche
transparente qui recouvre l'avant de l'oeil. Se trouvant en position vulnérable, elle est facilement égratignée, ce qui peut provoquer l'apparition d'un ulcère. Les coups de griffes et les corps étrangers, voire même un choc violent à la tête, qui endommagent la cornée, sont couramment à l'origine de ces ulcérations. L'épithélium, la couche externe de la cornée, est alors lésé. Les infections virales peuvent également déclencher des ulcères de la cornée.
 
Introduction
Quand la cornée d'un chat est endommagée au cours d'un combat, elle peut cicatriser normalement si la blessure est superficielle. Une telle lésion peut néanmoins être prise au sérieux, en raison des risques de complications à long terme, qui peuvent affecter la vue du chat.
 
Détecter les ulcères
Il est assez simple pour un vétérinaire de diagnostiquer un ulcère de la cornée et d'en évaluer la gravité. Il lui suffit d'appliquer de la fluorescéine, un colorant jaune orangé, sur l'oeil du chat. En l'absence de lésion, le colorant est éliminé sans laisser de traces (mais le chat peut présenter un écoulement nasal, la fluorescéine étant évacuée par le canal lacrymo-nasal).
Quand l'épithélium est atteint, par contre, et que le stroma est exposé, une tache jaune-vert apparaît. Cette tâche donne une idée de l'étendue du problème. On prescrit en général une pommade ophtalmique à base d'antibiotiques pour traiter la lésion (et éviter qu'une infection bactérienne secondaire ne se développe, ce qui mettrait en danger la vue de votre minou). Si tout se déroule bien, la plupart des chats se rétablissent en quelques jours. Puis une nouvelle analyse est faite, pour vérifier que l'épithélium s'est cicatrisé.

En cas de blessure ou d'infection à l'oeil, n'hésitez pas à consulter rapidement votre vétérinaire !
 
Rupture de la cornée
Quand un ulcère n'est pas soigné, la cornée peut se rompre et laisser s'échapper l'humeur aqueuse (le liquide
qui se trouve à l'intérieur de l'oeil). L'iris subit alors un prolapsus. Il y a également inflammation. Cet état est grave et nécessite une intervention chirurgicale.
La toxoplamose
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Définition
Maladie parasitaire (due à un protozoaire : Toxoplasma gondii) commune à l’Homme et à de nombreux animaux à sang chaud. Le cycle parasitaire comporte des hôtes définitifs (chat et certains félins) et des hôtes intermédiaires : mammifères, oiseaux…
 
La maladie chez l’animal
Souvent inapparente, il existe deux formes :
• Toxoplasmose congénitale : malformations fœtales, avortements surtout chez la brebis, la truie plus rarement chez le chien.
• Toxoplasmose acquise : chez les individus immunodéprimés : troubles respiratoires, oculaires.
 
La maladie chez l’homme
Rare mais grave. Plus de la moitié de la population française serait positive (c’est-à-dire aurait été en contact avec le parasite sans affection apparente) et aurait développé une immunité efficace et durable. La toxoplasmose-maladie ne se déclare que rarement, mais, dans ce cas, elle est très grave. Comme chez l’animal, il existe une forme congénitale responsable d’avortement ou de malformations du fœtus.
 
Plusieurs modes de transmission
• Par ingestion de viscères ou de viandes crues ou mal cuites. C’est le mode contamination de le plus fréquent. Les viandes les plus dangereuses seraient dans l’ordre :
mouton, porc, chèvre, volailles et lapin. La viande de bœuf serait sans risque.
• Par ingestion d’oocystes infectants
provenant des selles de chat : seul animal capable de rejeter dans l’environnement des œufs du parasite, il n’est pas contrairement à ce qui est souvent directement contaminant. Pour devenir contaminant les oocystes (œufs du parasite) doivent subir une sporulation en milieu extérieur dans des certaines conditions de température et d’hygrométrie : cette phase prend de 1 à 5 jours. Les oocystes étant résistants plusieurs mois en milieu extérieur, leur ingestion par l’Homme est principalement due à la consommation de légumes du jardin mal lavés ou
par contact des mains souillées par de la terre avec la bouche.
Le risque de contamination par l’alimentation et par le jardinage est beaucoup plus important que la seule présence du chat au domicile !
 
Prévention chez la femme enceinte
Contrôle sérologique systématique. Les femmes à sérologie positive ne courent aucun danger. Puisque leurs anticorps protègent le fœtus contre le parasite. En revanche, pour les femmes enceintes séronégatives et
les personnes immunodéprimées, certaines précautions sont à prendre qu’il y ait ou non un chat dans le foyer.
• Bien cuire à cœur (couleur grise) la viande et abats et bien laver les légumes.
• Congeler au moins 15j les viandes destinées à être consommées crues.
• Protéger les aliments des insectes (mouches, blattes…), vecteurs potentiels du parasite.
• Eviter de jardiner ou porter des gants et se laver régulièrement les mains.
• Se laver les mains avant les repas ( !).
• Eviter de manipuler les viandes crues à mains nues ou bien se les laver ensuite.
• Demander à une autre personne de changer et désinfecter tous les jours la litière du chat (sinon s’en charger en mettant des gants de ménage).
• Observer les règles d’hygiène de base avec son chat. (se laver les mains après l’avoir caressé…).
• Nourrir son chat avec un aliment industriel (leur mode de cuisson annule tout risque de toxoplasmose).
• Faire porter aux chats qui sortent un collier à clochette afin d’empêcher la capture des oiseaux (source de
contamination des félins).
Les futures mamans doivent savoir que la période dangereuse se situe entre la 10e et la 24e semaine de grossesse. Un suivi régulier de leur sérologie s’impose.
 
Faut-il traiter préventivement les chats de la maison ?
Question fréquemment posée, c'est théoriquement possible mais difficile de l’assumer durant les 9 mois de grossesse. Le
rejet des oocystes s’effectuant en 1 à 3 périodes dans la vie du chat, un examen coprologique est sans intérêt. De même un examen sanguin est inutile : même si le chat est positif cela ne signifie pas qu’il excrète mais qu’il a été en contact avec les parasites dans les mois ou les semaines précédents. Il existe un test récent de détection par PCR qui permet de détecter des infections récentes du chat mais qu’il faudrait renouveler très régulièrement tout au long de la grossesse si le chat est négatif.
 
En conclusion
Si les règles d’hygiène sont suivies à la lettre, une femme enceinte à sérologie toxoplasmique négative peut tout à fait cohabiter avec un chat. Le danger essentiel étant représenté par la consommation de viande et de légumes contaminés.
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